684 en ces temps perturbés, seul l’Oulipo peut nous sauver

Je voulais parler aujourd’hui de Candy Rhatton, une londonienne plutôt bien faite et au fait de toutes les nouveautés, malgré des antécédents familiaux peu reluisants, il s’agit d’un ancêtre napoléonien et papiste. Mais, s’impose à moi, en raison d’une hygrométrie peu favorable, une obligation qui m’amène à un autre sujet, celui de l’apparente incompatibilité entre le vrai et le faux. Paul Claudel évoquait ce sujet dans son « l’annonce faite à Marie » (et non dans les « souliers à patins »), sous-titrée « réalité ou fausse nouvelle ». Tout d’abord, évitons les poncifs tels « toute vérité n’est pas bonne à dire » ou « vérité, oh vérité, oh vérité ! », poncifs dont les auteurs ne sont toujours pas identifiés avec certitude, ce qui peut inciter à les considérer comme de fausses assertions. Partant de là, parce qu’il faut bien avancer et aller plus loin dans la recherche du nirvana de la vérité absolue, si elle est possible, posons nous les bonnes questions : existe t’il un danger à connaitre la vérité ? La réponse est « oui ! » si l’on se réfère à la position de Didi dans le Lotus Bleu de Georges Remi. Faut il dire la vérité aux enfants ? De Françoise Dolto (demandez à Grégoire, Carlos et Catherine) à Serge Lebovici (du Dispensaire du 13°) sinue la réponse. Est-ce tête de lard ou de cochon ? Question existentielle du peuple sémite (sans Ham et sans Yafèt, qui signifie en franglais : faisons la fête avec du jambon), à rapprocher du « est-ce de la macreuse ou du paleron ? » des Indiens de l’Inde (à ne pas confondre avec les cochons du même pays, ne mêlons pas tous les sabots). Les exemples et les questions foisonnent, mamouthonnent, étonnent, nous confortant dans l’idée que ce n’est pas simple, et nous tremblons comme des moutons contaminés par l’idée que la vérité souvent se dérobe, et l’on désespère. La vérité absolue, pas plus que le zéro absolu ou le dégel absolu des relations sino-américaines, n’existe. Ne perdons plus notre temps à rechercher la vérité, cela nous épargnera bien des guerres, fussent elles civiles, militaires ou de religions (le soldat, quelle que soit son origine, n’est guère épais du ciboulot, c’est bien connu).

Voyons un peu ce que d’autres racontent : 20 minutes  » La pratique se développe partout dans le monde et commence à sérieusement agacer hauts responsables chinois, chefs d’entreprise et starlettes. Pister les jets privés des milliardaires grâce à des sites ou des comptes Twitter qui suivent en temps réel le trafic aérien provoque des réactions épidermiques, de la simple plainte aux saisies de matériel. Chaque année des compagnies de fret aérien russes, des propriétaires d’avions saoudiens ou d’autres personnes demandent à Dan Streufert, fondateur du site américain de suivi de vol ADS-B Exchange, d’arrêter de publier leurs déplacements. Sans succès….La loi américaine exige que les avions se trouvant dans certaines zones soient équipés du système par satellite ADS-B, qui envoie périodiquement la position de l’appareil par radio aux contrôleurs aériens. Un site comme Flightradar24 dispose de 34.000 récepteurs au sol à travers le monde pouvant capter ce type de signaux, des données envoyées vers un réseau central et croisées avec les horaires de vol et d’autres renseignements sur les avions….Réussir à identifier le propriétaire d’un avion est une autre paire de manches, selon Jack Sweeney, 19 ans, créateur du compte Twitter « Celebrity Jets », qui a déniché le jet privé d’Elon Musk après une demande d’information aux archives publiques du gouvernement américain. Le patron de Tesla lui a proposé 5.000 dollars pour enterrer le compte « ElonJet », plus de 480.000 abonnés, qui suit tous les mouvements de l’avion du multimilliardaire….. » Comme quoi l’argent ne fait pas le bonheur, tu est riche et on te fout pas la paix, comme quoi celle-ci ne s’achète pas toujours. D’un autre coté, pour le vulgum pecus, ce n’est pas inintéressant de suivre les déplacements des milliardaires et de calculer leurs bilans carbone, plus facilement que le montant de leurs fraudes fiscales.

Mettons une petite note de gaité : Trump ne peut s’empêcher d’essayer de nous faire rigoler, dans ces temps difficiles ; son dernier gag c’est de vouloir supprimer le Ministère Américain de l’Education, pour lutter contre la monté du radicalisme (pas le sien), qui est, c’est bien connu, enseigné dans toutes les bonnes écoles

Conseil : écoutez Inattendu par Sages comme des Sauvages

683 c’était hier la fin d’un monde

Savez vous que tout est déjà arrivé au moins une fois ? Si vous ne vous en êtes pas rendu compte, c’est parce que vous manquez d’attention, ou, tout du moins, vous portez votre attention sur des choses futiles, comme le prix du baril de parfum ou le dernier essai plus ou moins nucléaire de Houellebecq (dans l’eau ou autre toxique). Je contrôle beaucoup de choses, j’en conviens, mais, avec tout le boulot que vous me donnez, je ne puis me souvenir et comptabiliser, de façon mémorielle ou manuelle, tous les événements (d’autant que je dois, en plus du passé et du présent, m’occuper de l’avenir, et avec une bande de cochons comme vous, plus ou moins indisciplinés, et surtout capables de foutre le feu à la couche sur laquelle vous reposez (ceci se rapproche de la métaphore, car vous ne dormez pas à même le sol), c’est pas facile facile. Notez, au passage, que le bon chiromancien, que le bon astrologue, ne connaissent pas l’avenir, mais le passé et ce que ce passé va devenir, ou pas, rien de plus. On pourrait croire que je maitrise le passé, le présent et le futur (que l’on pourrait désigner plus simplement par PPF), ne nous trompons pas, je ne maitrise pas, j’ai connaissance de. Ceci me permet de me livrer à des petits jeux, pas toujours innocents, comme huiler la girouette avant que le vent ne tourne ou, au contraire, la bloquer à l’aide d’un petit bout d’allumette (ceux qui ont déjà vécu cette aventure peuvent témoigner des conséquences de ce subterfuge). Même animé d’un noir désir, tu ne peux que savoir d’où vient le vent et non d’où il viendra (les météorologues ne sont que des statisticiens déguisés, des prédicteurs et non des prédicateurs (malgré les efforts des conspirationnistes)). Il n’empêche que le vent tourne et finit, plus souvent qu’à son tour, par revenir en un des nombreux points déjà visités, mais vos frêles esprits l’ont oublié, ivre de pastis et de football, tous deux trafiqués.

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Orange  » Selon la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), il manque 8.000 chauffeurs pour assurer un service maximal, une situation exceptionnelle, détaille Le Parisien ce vendredi 5 août. Les élèves pourront-ils tous aller à l’école à la rentrée ? La situation risque de se compliquer pour un certain nombre d’entre eux en raison d’une pénurie de chauffeurs de bus scolaires. En effet, selon la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), représentative des entreprises du secteur, citée dans Le Parisien ce vendredi 5 août, il manque 8.000 chauffeurs pour assurer un service maximal. « Environ 20% des 2 millions d’élèves transportés chaque jour dans des cars pourraient ainsi en souffrir, soit 400.000 enfants et ados », chiffrent nos confrères….. »Il y aura des enfants sans bus » à la rentrée, prévient Ingrid Mareschal, déléguée générale de la FNTV. « Dans le cas où nous trouvons des candidats, il faudrait au minimum trois mois pour les former avant qu’ils ne deviennent véritablement opérationnels », justifie-t-elle. Et c’est exceptionnel. « Nous n’avons jamais été confrontés à une telle situation. Nous avons dans le secteur une pyramide des âges assez élevée, avec chaque année des départs en retraite à remplacer et un peu de moins 10.000 personnes à recruter. Cette fois, nous avions 15.000 postes vacants… », explique Ingrid Mareschal, toujours auprès du Parisien.… »Bison Futé prévoit les encombrements, Météo France prévoit les canicules, beaucoup de politique prévoient les déculottées (celles des autres, pas les leurs), mais du Ministère des Transports à la plus petite société de car, personne n’a vu venir cette pénurie de chauffeurs. Ce n’est pas surprenant, c’est atterrant ! Pénurie de matériaux de construction, pénurie de personnel dans les hôpitaux (et dans la santé en général), pénurie ici, pénurie là. Il serait temps que ceux qui croient nous diriger se mettent au boulot, loin des bagarres stériles à la Chambre des Députés ou au Sénat, loin de la piscine du Fort de Brégançon, mais proche du peuple.

Mettons une petite note de gaité : à Madison, en Caroline du Nord, on sait sur quel pied danser : pour éviter les tueries, chacune des 6 écoles de la ville vient de recevoir un fusil d’assaut, mis dans un coffre-fort; pourvu que celui qui a la clef du coffre-fort ne soit pas le tueur ou le premier tué

Conseil : écoutez Janinës C’i Panë Sytë par les Glotte-Trotters

682 je voudrais être initié au style post rétro

Récemment, je relisais les poèmes d’Alan Biquay, eh bien, je trouve que sa réputation est un peu surfaite. Oui, les rimes sont riches, mais n’ont pas pour autant de raisons, les vers se suivent, et se ressemblent un peu trop, les pieds sont là, bien comptés, plus réguliers qu’un troupeau de iules, mais c’est terne (qui rime avec citerne). Je suis, au jour d’aujourd’hui, un peu étonné d’avoir été autant enthousiasmé par ce poète, démodé et non maudit (ah, souvenirs des années 60 avec le fameux « ne pars pas » et des années 80 avec sa suite, non moins fameuse, « reviens »). A l’époque, je comparais sa machine à écrire à une machine à coudre, tant ses textes m’apparaissaient bien cousus. Il est vrai qu’à ce moment, en dehors d’Aragon et de Baudelaire, puis la découverte de Sébastien Chalumeau, nous n’avions pas grand chose à nous mettre dans l’oreille (nos esgourdes étaient d’ailleurs plus bondées par le jazz et les chants des mineurs de sel Finlandais). Mais, comme le disait un autre poète, tout a une fin. Est-ce une histoire d’époque, d’âge, de temps passé, je ne sais. La maturité, les poids des ans, modifient ils nos perceptions les plus intimes, notre sensibilité, notre appréhension du beau (du beau et du bonnet (à l’intérieur, ou à proximité, duquel se trouve la tête)) ? Mais, Julien, ne brulons pas ce que nous avons adoré; mettons le simplement aux oubliettes, car le monde nous offre bras et plumes nouvelles; ne crachons pas sur le renouveau. pauvre Alan, tombé en désuétude, victime du cycle des saisons, ou cause du réchauffement climatique, avec ses élans fiévreux, à peine tempérés par ses larmes glacées. La vanille et framboise sont les mamelles du destin (Spinoza ou Descartes ?), quel bel adage, souviens t’en !

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Franceinfo  » A quand des poubelles de l’espace pour les débris spatiaux ? En Australie, un éleveur a eu la surprise de découvrir un morceau de métal carbonisé dans un enclos à mouton, le 9 juillet dernier. L’agence spatiale australienne a finalement confirmé, jeudi 4 août, qu’il provenait bien d’une des missions de la société SpaceX. Ce morceau de métal, qui aurait chuté le 9 juillet, a été découvert la semaine dernière à Dalgety, un village reculé de Nouvelle-Galles du Sud situé à environ cinq heures de route au sud-ouest de Sydney. « C’était à la fois excitant et étrange », a déclaré Brad Tucker, un astrophysicien qui s’est rendu sur place, après avoir été contacté le mois dernier par des agriculteurs locaux. Il a affirmé que la découverte de ce morceau enfoui dans un champ vide lui a rappelé le film de science-fiction 2001 : L’Odyssée de l’espace……Benjamin Reed, un responsable de SpaceX, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’entreprise était au courant de ces informations et qu’une « équipe était en route pour le vérifier »« Le plus important, bien sûr, c’est qu’il n’y ait ni blessés ni dégâts », a-t-il ajouté, précisant que SpaceX était en contact avec le département d’Etat américain et l’Agence spatiale australienne. « Cela fait partie des choses qui peuvent arriver », même si SpaceX cherchera « toujours des façons d’améliorer » ces points, a affirmé Benjamin Reed…. » Nous vidons nos poubelles dans l’espace et l’espace vide ses poubelles chez nous. Pour le moment, nous sommes encore gagnant, pourvu que ça dure ? Non, pourvu qu’on arrête de déconner avec la nature, qu’elle soit dans ou en dehors de la planète. Je trouve assez choquant la désinvolture des gens de chez Space X, qui vont chercher des « façons d’améliorer », sans vouloir supprimer le danger qu’ils font courir.

Mettons une petite note de gaité : en Grande-Bretagne, la situation économique est assez mauvaise; parmi les causes, il y a la pandémie de covid, la guerre en Ukraine, mais aussi (les mauvaises langues disent surtout) le Brexit; pendant que la récession menace, le principal acteur du Brexit est en train de convoler (en justes noces), il est en voyage en Slovénie; même démissionnaire, Boris Johnson est censé être aux affaires jusqu’en septembre

Conseil : écoutez ou réécoutez Mordonnow par Brenda Wootton

681 mon araignée au plafond a encore sévi

C’est décidé, demain j’arrête de jouer de la trompette. Depuis le temps. Je me disais « je joue de la trompette comme tout le monde « , « je m’arrête quand je veux ». Mais, vous savez, on dit ça et on continue à souffler (et à souffrir) là-dedans. Je dois avouer que quelques raisons, indépendantes de ma volonté, m’imposent l’arrêt de la trompette (c’eût été un cor de chasse ou un clairon, c’était pareil). Parmi ces raisons, il y en a surtout deux qui me semblent importantes, j’irais même jusqu’à dire primordiales : je n’ai pas de trompette et, cerise sans gâteau, je suis incapable de faire sortir un son d’un tel instrument. Tout ceci pour affirmer qu’avec un peu de volonté, et de la suite dans les idées, tout est possible, ou presque, sauf à imaginer que dés après demain, je vais jouer de la trompette (moins encombrante que le tuba, comme le déclarait, en son temps, le commandant Cousteau). Je veux rassurer les âmes sensibles, l’arrêt de la trompette, comme l’arrêt de la betterave ou du bain de soleil, n’impose pas l’arrêt (ni même la suspension provisoire) de toutes les autres activités ludiques ou intellectuelles (ou mixtes, selon arrivage). Prenons comme exemple le Pessac-Léognan rouge (aérer avant de consommer) ou le Tulamore dew (12 ans d’âge au minimum), ces instruments de détente (ludique, intellectuelle et mixte), parfois d’euphorie (ludique, intellectuelle et mixte), peuvent , et même doivent, dirais-je volontiers, être l’objet répété (les objets répétés) de notre attention, avec une certaine modération dit-on, sans doute pour éviter les ruptures de stocks (comme on en rencontre avec l’huile et la moutarde). Je sens quelques regards acérés vissés sur mon désir de connaissance (cette phrase là, c’est vraiment du n’importe quoi !), voulant savoir la raison de mon abandon de la trompette. Je ne craignais pas de faire tomber les murs de quelque Jéricho de banlieue, oh non ! Mais je craignais, et crains toujours, la renommée, celle que cite le Jojo ensablé à Sète. Je ne me nomme pas Roland et n’irai pas à Roncevaux (vous remarquerez que je ne parle ni de Charles Martel ni de Poitiers, car cela serait sans rapport aucun avec mon sujet).

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Midi Libre  » L’obligation de pratiquer un audit énergétique lors de la vente d’un appartement est reportée pour la troisième fois. La nouvelle date d’application est actée au 1er avril 2023 a annoncé Olivier Klein, le ministre délégué chargé de la Ville et du Logement au Parisien ce mercredi 3 août…..À cette date, les propriétaires seront dans l’obligation de réaliser un diagnostic énergétique du bien et de présenter les résultats. Le but de la mesure est d’informer les acheteurs de la classe énergétique du logement. Les « passoires thermiques » seront plus facilement identifiées, une situation qui devrait contraindre les propriétaires à des travaux. « Ce report technique est indispensable compte tenu du manque d’entreprises et de personnels qualifiés pour établir l’ensemble des audits énergétiques qui seront nécessaires », juge le ministre. Mais la mesure pourra-t-elle être appliquée en avril ? « Je suis confiant car il y a une forte augmentation du nombre d’entreprises qui se forment à la réalisation de ces audits, mais le compte n’y est pas encore », juge Olivier Klein…. » La France reste à la traine, toujours pas de respect des engagements pris; de report en report, de retard en retard, qui n’ont pas pour cause une incompétence gouvernementale, mais une volonté de favoriser les gros investisseurs, au détriment des petits propriétaires, mais surtout aux dépends des usagers et de tous les Français.

Mettons une petite note de gaité : Olivier Dubois est un journaliste qui était indépendant; actuellement il est détenu, depuis bientôt 500 jours, au Mali, par un groupe lié à Al-Qaïda; parlons en, parlez en, ça peut peut-être aider à faire bouger les choses (les choses se trouvent à Brégançon)

Conseil : écoutez L’hélicon par Boby Lapointe

680 ça devait arriver un jour qu’on soit aujourd’hui !

Haschischins et assassins (faites gaffe aux Haschischins, aux assassins, au hachich et au hachis parmentier; c’est un peu comme la guerre des Boxers où il ne s’agissait pas d’un conflit entre les chihuahuas et les pékinois, ni un ultime défi de Mohamed Ali, quoique dans le cas des Haschischins, il n’est pas impossible qu’ils s’agissent d’assassins sous l’emprise du hachich et, dans le cas des Boxers, d’une révolte, surtout à Pékin, pendant 55 jours, de membres d’une société secrète dont le symbole était un poing, fermé), vaches et prisonniers, militaires et prédicateurs, je croyais que tous ces gens portaient des uniformes, parfois agrémentés de décorations et de médailles, alignées ou en chapelets, pour les différencier des gens honnêtes. Mais un jour je vis le facteur et son vélo fou, le chef de gare et son épouse, l’agent de la circulation et son air benêt, et quelques autres, employés du gaz ou députés LR; je fus alors très décontenancé. Pendant l’enfance, on peut aimer les uniformes, au même titre que les panoplies de cow-boy, de mousquetaire ou de Batman, c’est l’âge et c’est la recherche de modèles et d’identification. Plus tard, l’amour du déguisement, en dehors des artistes déclarés (c’est à dire dont c’est le seul métier, à la différence des hommes politiques), cet amour doit s’amoindrir, voire disparaitre, en évitant de fustiger les travestis, drag-queens et grooms d’ascenseur à l’ancienne (genre Spirou). En définitive (s’il existe une chose définitive !), si l’on écarte quelques exceptions (chef de gare, travesti, mousquetaire,…), les porteurs d’uniformes ( bagnard, locataire de Guantanamo, policier, militaire, curé, bonne soeur et quelques autres que j’oublie) sont destinés à se faire remarquer par le peuple (composé de vous (je l’espère) et de moi (j’en suis sûr)), à se signaler comme cibles de l’opprobre populaire. Dans le monde moderne, nous pouvons considérer l’uniforme comme un pilori mobile, et ce qui est accroché dessus comme un poids de plus à trimbaler et à agiter comme les clochettes des vaches de nos paisibles campagnes. N’appliquons pas la peine de mort à ces engeances inhumaines, mais moquons nous d’eux, ridiculisons les comme ils le méritent. Que le hussard descende du toit, que la soutane parte dans les orties, que les cornettes s’affaissent, que Lallement perde sa casquette, que les chiens pissent sur les jambes des soldats et que vive l’anarchie et que la planète renaisse !

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Le Monde  » Les images sont entrées instantanément dans le livre d’or de la relation France-Liban. C’était il y a deux ans, le 6 août 2020, dans un Beyrouth maculé de sang et de poussière, quarante-huit heures après la méga-explosion survenue dans le port de la capitale libanaise. Tout juste débarqué de son Falcon, Emmanuel Macron avait tombé la veste, remonté les manches de sa chemise, et, dans le quartier de Gemmayzé, à 200 mètres de l’épicentre du cataclysme libanais, sous les balcons à arcades vacillants des vieilles maisons ottomanes, il avait harangué la foule. « Je comprends votre colère, avait-il déclaré avec des accents gaulliens. Je ne suis pas là pour cautionner le régime, je suis là pour vous aider en tant que peuple, pour proposer un nouveau pacte politique. Vive le Liban ! » La scène était calibrée pour les réseaux sociaux. Le jeune président, plongé dans la mêlée, réclamait une enquête internationale, à l’unisson du petit peuple beyrouthin, venu lui présenter ses doléances. Difficile de concevoir spectacle plus dérangeant pour les caciques libanais, retranchés dans leurs bureaux, emmurés dans le déni d’un système mafieux dont le cataclysme du 4 août est le produit dérivé…..La faute d’Emmanuel Macron est d’être resté au milieu du gué, d’en avoir trop dit et trop peu fait. D’un côté, le président a usé d’une rhétorique enflammée : « profiteurs », « rente », « système crapuleux », « jeu mortifère de la corruption », « trahison collective », etcDe l’autre, ses actes n’ont jamais atteint la puissance de son verbe, suscitant des attentes qu’il ne pouvait que décevoir et donnant l’impression d’assener des leçons de morale qui tournent à vide…. » Toujours ce « en même temps » : grande gueule et petits bras. Macron sait parler de toutes les misères du monde et sait ce qu’il ne faut pas faire pour les supprimer. Il n’aura pas le prix Nobel de la Paix; on devrait créer le prix Nobel de la Frime.

Mettons une petite note de gaité : petit clin d’oeil à Karouge

https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/il-partage-la-photo-d-une-nouvelle-planete-sur-les-reseaux-sociaux-il-s-agit-en-fait-de-chorizo-b7c2d97e-133a-11ed-8f9b-665e497af072

Conseil : écoutez ou réécoutez Ah si vous connaissiez ma poule par Claude Nougaro

679 tant que la pensée flotte, elle ne coule pas

Y’en a marre de voir confondre, sans les fondre, les Indiens et les Indiens. Pour ce qui est des Eskimos (appelés aussi, allez savoir pourquoi, Esquimaux (qui serait un terme injurieux!)) et le bâton glacé, on s’en fout, parce que la différence entre l’Eskimo et l’Inuit, c’est que l’un fond au soleil et pas l’autre. Les Indes d’Asie et les Indes d’Amérique, ce sont deux multinationales, ce sont des Indes et compagnies. Quand Collomb (appelé Cricri par ses admiratrices), ou un de ses semblables, s’est gouré de continent (ne signifie pas qu’il ne faisait pas pipi au lit), c’était pas très grave; de nommer les locaux « Indiens », c’était pas très malin; mais quand quelques énergumènes (sobriquet souvent donné aux catholiques conquérants) ont décidé d’appeler tous les natifs (on ne peut dire indigènes) du continent américain (nord et sud) des Indiens, ils sont sacrément (donc bénis par le pape) crétins et abominablement racistes. Nommer de la même façon tous les autochtones, c’est comme nommer « Noirs » tous les habitants de l’Afrique et « Verts » tous les habitants de Vénus. Enumérez les points communs entre les Inuits, les Apaches, les Incas, les Yagans (Terre de Feu). Ces points communs sont peu différents des points communs entre le Japonais et l’Anglais. Ce qui est pénible, c’est que l’on continue à parler d’Indien de l’Amazonie, d’Indien des réserves américaines,….Pendant combien de temps allons nous trainer la conséquence d’une erreur de navigation, même si la traversée en elle-même était un exploit et que le manque de connaissance géographique de l’époque est patente. Et tous ces gens se posent cette question : c’est quoi une bénédiction ? Il y a bien une controverse, urbi et orbi nous emmerdent. Les autres Indes ont été moins exploitées par les Espagnols, les Portugais, les Hollandais, les Français, les plus chiants ont été les Anglais (comme dans le Tournoi des 6 nations). A eux seuls les Indiens d’Asie sont plus nombreux (1,3 milliard) que les deux Amériques (1 milliard); ils regroupent une foultitude d’ethnies et d’intolérances diverses (caste, religion, …) et la population est du consommable, un vache vaut plus cher qu’une vie humaine.

Votons un peu ce sue d’autres racontent : AFP  » Lors d’un contrôle inopiné d’agents de la concurrence et de la répression des fraudes sur un marché entre producteurs de Marseille, des vendeurs, « sans doute en difficulté pour justifier l’origine des produits, ont délibérément abandonné leur marchandise » sur place, a détaillé la préfecture dans un communiqué. Au total, quelque 4,5 tonnes de tomates, courgettes, poivrons et autres fruits et légumes ont été délaissés et seront redistribués dans le circuit de l’aide alimentaire. Les propriétaires des cagettes, qui ne portaient « aucune mention », ne sont pas identifiables, a indiqué la préfecture à l’AFP…..C’est à 02H00 du matin mardi que les enquêteurs ont débuté l’opération de contrôle sur un marché entre professionnels spécialisés dans la vente de fruits et légumes, dans le 14e arrondissement de Marseille. L’opération visait à vérifier la provenance de la marchandise présente sur l’un des plus gros marchés entre producteurs de France dans lequel peuvent se fournir des revendeurs, qui réaliseront ensuite la vente au détail. En inspectant « les factures, l’étiquetage des colis ou la qualité » des denrées alimentaires, les inspecteurs traquent « les pratiques trompeuses dites de la « francisation » des fruits et légumes ou celle du « faux producteur », (…) qui consistent pour un professionnel à faire passer des produits achetés à l’étranger pour français ou à prétendre faussement qu’il est le producteur », a indiqué la préfecture….Des agriculteurs locaux sont également présents sur ce marché de producteurs. Alors, la lutte contre la fraude leur permet le respect d’une concurrence « saine et loyale », a-t-elle ajouté…. » Le transport ne se fait sans doute pas avec un gros cout; la qualité du produit n’est pas garantie, les marges doivent être très importantes. Les victimes sont bien entendu les producteurs locaux, mais aussi les grossistes et les détaillants, mais aussi et surtout le portefeuille et la santé des consommateurs.

Mettons une petite note de gaité : chacun doit pouvoir parler; ce que tu racontes n’est pas forcément moins intéressant que ce que d’autres délivrent, et peut-être même plus passionnant

Conseil : écoutez Symphonie n° 9 (extrait) de Bruckner par l’Orchestre de Paris

678 on peut être seul et se faire la paire

Je suis à la recherche de sujets tabous, de mots interdits, de caricatures condamnables, d’histoires sans sel et/ou sans fin (le vice de la vis). J’aimerais rencontrer quelques questions cruciales sans réponse, agrémentées de quelques adages sans âge et d’affirmations ne répondant à aucune interrogation. Donnez moi de l’indicible, poussez moi dans mes retranchements, et ne craignez rien, car je suis un piètre combattant. Mais je ne veux pas parler de rien, pas plus d’un Kilimandjaro ou d’un abysse. Peut être rentrer dans un tunnel aveugle, découvrir des pistes inimaginables. Rêver, donc créer. Battre de nouveaux sentiers, m’égarer dans des régions connues et tracer la piste dans le désert, dans un désert de sable, d’eau et d’air, le remplir de messages et de mots. Errer, sans pelote de fil d’Ariane (ni d’Arachné tisseuse de toiles et de mensonges). Je pourrais peut-être dire « Epinal, me voila !, je vais te redonner des couleurs fraiches », ou « Tahiti tu es moi, et Gauguin nous fuira ». Valparaiso, hissez haut, même si l’heure est passée. Je n’irai pas sur la Lune, je suis déjà bien assez con comme ça. Quand on reste immobile, on ne s’en sort jamais (nulle fée, nul magicien, nulle sorcière); quand on erre, sans contrainte ou serment, on peut s’échapper et se retrouver. Fais le vide dans ta tête, tu trouveras toujours quelque chose à y mettre pour la remplir. Laisse ta vieille peau de coté, la mue n’est pas muette, elle raconte ce que tu vas devenir. Jette ta gourme. La Terre se porterait mieux si elle n’était peuplée que d’évadés. Il faut creuser des tunnels partout, dans les déserts surpeuplés, dans la terre, dans la mer et dans l’air; nous finirons bien par tous nous rencontrer un jour ou l’autre. Je te dis pas la fiesta !

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Orange  » « C’est inimaginable la manière dans laquelle on fait vivre les détenus en France (…) C’est effrayant. On ne peut pas imaginer. Il faut y aller pour voir ce que c’est. Ils sont 22 heures sur 24 à trois dans une cellule où il y a à peine la place de se mouvoir. C’est irrespirable. Je ne crois pas que l’on sorte meilleur de détention quand on a été enfermé dans ces conditions », a dénoncé mardi 26 juillet, sur franceinfo, Dominique Simonnot, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté…..Une audience se tient, le 26 juillet, devant le tribunal administratif de Toulouse sur les conditions de détention à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses (Haute-Garonne). Selon les chiffres officiels, la France compte plus de 71.000 détenus, au 1er avril 2022. En un an, le nombre de détenus qui dorment sur un matelas sur le sol a doublé, pour atteindre désormais 1.885 détenus, a affirmé la contrôleuse générale, qui plaide pour « envoyer moins de monde en prison ». « Dormir par terre, c’est être au contact de petits cafards qui se mêlent à la poussière. C’est pour ça que les détenus dorment avec du papier toilette dans les oreilles et dans le nez. » Enfin, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a rappelé qu’un détenu coûte actuellement 110 euros par jour aux contribuables….Il est à noter que la France a été condamnée, en janvier 2020, par la Cour européenne des droits de l’home (CEDH) pour sa surpopulation carcérale et ses conditions de détention qu’elle propose. « À la fin de l’année (2022), l’Europe va revenir voir ce que la France a fait contre la surpopulation. Je pense que nous allons en prendre plein la figure », a estimé Dominique Simonnot. « Je trouve ça très étrange de la part d’un gouvernement qui n’a que l’Europe à la bouche de s’asseoir comme ça sur les décisions européennes. »…. Les maux de la prison, en particulier de la prison française, sont dits et redits depuis quelques mois par Dominique Simonnot et les décisions européennes. C’est plus intéressant de plastronner avec Poutine ou Total, de promettre, promettre, promettre… Ne pas oublier que parmi ces prisonniers, il y a des gens qui n’ont pas encore été jugés (il ne s’agit pas de Sarkozy). La France a un comportement indigne avec ses prévenus et avec ses condamnés (il ne s’agit pas des Balkany).

Mettons une petite note de gaité : Kosovo = Serbes + Albanais +… à chaque fois que l’on divise un pays en plusieurs entités plus ou moins individualisées, pensant réduire des conflits, on ne fait que les mettre à couver; l’explosion est inévitable; il ne faut pas diviser pour régner, mais unir les populations, les mettre en communauté

Conseil : écoutez Métamorphose par Isabelle Mayereau

677 faut il s’équiper de panneaux scolaires ?

Je trouve que l’on ne vante pas assez les vertus de la sternutation. Tout d’abord, elle permet des souhaits (tout du moins dans nos contrées), sans que personne ne sache (que je sache) ou ait connaissance (à ma connaissance) ce que viennent faire ici les souhaits, avec cet acte plutôt involontaire et plutôt bruyant. Je vous prie de noter qu’aucune autre émission sonore (dépassant les limites de l’ex ORTF) provenant d’un corps humain (tout du moins dans nos contrées) n’est saluée ainsi. Nos autres événements acoustiques entrainent, la plupart du temps, un regard gêné, voire complètement détourné de nous (si nous sommes l’émetteur), qui ressemblons alors à un objet de litige honteux, allant presque jusqu’à un phénomène de rejet, comme objet insalubre, nécessitant la sortie de mouchoirs et fines dentelles parfumées à la rose, ou à l’anis dans certains bistrots. Que de vilénies laissons nous s’évaporer dans la nature. Souvenez vous de cette éructation de l’un de vos anciens amis, dans un local clos, sans autre flux que celui qu’il émit, parfumé à l’ail frais, et aucun « bis’milla » pour en amoindrir la portée, le saucisson à l’ail n’étant pas autorisé par la religion. Je refuse, par discrétion et par délicatesse, de parler des gaz de bas étage, témoins, s’il en fallait, d’un exécrable mauvais contrôle soit de nos instincts soit de nos intestins. Quand le bruit, de quelque origine il soit, n’éveille que l’oreille, comme dans l’éructation simple non aillée, un simple toussotement discret, qui peut s’accompagner d’un raclement de pied, peut suffire, non pas à supprimer le son, mais à le travestir. Mais quand l’odeur s’en mêle, le fautif s’emmêle dans les subterfuges (n’a pas d’algues vertes à proximité qui veut), les faux fuyants (interrogeant l’assemblée (faux cul (c’est le cas de le dire)) à la recherche d’un coupable), mais dans les traces de son passage (quand l’auteur est identifié) il n’y a de dupe, mais un contrit. A vos souhaits !

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Le Monde  » Si louables qu’ils soient, les gros titres sur le changement climatique – les « mégatitres », pourrait-on dire –, dégainés dès que s’enflamment quelques arpents, ont l’inconvénient d’occulter un élément important du débat sur les incendies : la dimension économique. A court terme, prévenir et lutter contre les feux est avant tout une affaire de gros sous. Il y aurait moyen de limiter l’impact des incendies à condition d’y mettre le prix. A long terme, il est clair que l’élévation des températures est responsable de l’intensification des incendies et de l’apparition des mégafeux, ces brasiers qui dévastent plus de 10 000 hectares et échappent au contrôle des pompiers. Pas besoin d’être climatologue pour comprendre que plus le bois est sec, plus il s’enflamme facilement. Même aux Etats-Unis, la plupart des médias ont mis sans ambiguïté le changement climatique au premier rang des responsables du dernier incendie en Californie,…..Une fois posé le rôle du climat, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que les incendies ont aussi des causes très immédiates qui tiennent aux forces économiques. En Californie, par exemple. Selon Cal Fire, l’agence californienne de lutte contre les incendies, les départs de feux sont à 95 % d’origine humaine. A elle seule, la compagnie électrique PG&E a été reconnue coupable de plusieurs incendies depuis 2015 : du plus meurtrier, le « Camp Fire » de 2018, qui a réduit en cendres la commune de Paradise, entraînant la mort de 85 personnes, au gigantesque « Dixie Fire », de 2021, qui a dévasté 405 000 hectares. A chaque fois, des étincelles sous des lignes mal entretenues ont provoqué le départ du feu (dans le cas du « Dixie Fire », un arbre mort est tombé sur un pylône ; l’enquête a montré qu’il aurait dû être déblayé depuis treize ans)….. » Ce n’est pas l’homme qui a inventé l’orage et les éclairs, il a quand même découvert le feu et il s’en est bien servi. Mais l’homme a parfois des tendances suicidaires, autodestructrices, ou une conduite d’échec; il trouve de l’or et le transforme en plomb. L’homme provoque le réchauffement climatique et fout le feu à la planète.

Mettons une petite note de gaité : Nancy Pelosi va t’elle se comporter en américaine moyenne, c’est à dire foutre le bordel en Asie, provoquer la Chine en se rendant à Taïwan, et rentrer tranquillement à la maison après avoir allumé la mèche (et vouloir vendre des extincteurs)

Conseil : écoutez Grandes éxitos par Mercedes Sosa

676 profitons de la vie

Je voudrais être un camembert, à la peau ferme mais douce, au coeur onctueux et coulant. Et toi, mon petit, que voudrais tu être ? Tu n’es pas sans savoir que le choix est immense, depuis la locomotive à vapeur jusqu’au délicat lilas, en passant par la fenêtre, ou par le marron glacé et le sommet de l’Everest (glacé). Je ne veux pas entendre parler de ceux qui, parmi vous, voudraient être un Picon-bière ou un Pastis 51 (avec trois volumes d’eau), non pas tant que faisant partie de la ligue anti alcoolique, chère à Haddock et à Bourvil, mais en tant que non consommateur de ces breuvages, qui devraient être interdits par l’ONU (pour une fois qu’elle servirait à quelque chose). Mettons également de coté ceux qui se verraient en chinchilla ou en peau de l’ours avant de l’avoir tué. Faisons fi, de la même façon, des rêveurs de banane (sur la tête, en ceinture c’est plutôt bien vu), ou de pastèque (chère au facho national et à Véran). Repoussons Jehanne d’Arc, qui sent le roussi, et Attila, au steak mal cuit. Ne nous méprenons pas, il s’agit de ce que nous aimerions être et non de ce que nous aimerions devenir, quoique; foin de la métempsychose, de la réincarnation en ver de terre, boite de sardines ou Jean Marie Messier Maitre du Monde; je trouve cela bien trop restrictif, se limiter à l’animal (on est mal), alors que le végétal et le reste de la nature ne peuvent être écartés comme ça, d’un coup de pouce rageur. Tout doit avoir sa chance, ou son malheur, en devenant nous (alors qu’on n’est rien). C’est le moment ou jamais d’aborder deux questions épineuses. La première est : comment passer de mon état plus ou moins humain à mon état idéal (le camembert pour ma part, mais le camembert entier, pas en portion) ? La seconde (on peut essayer de répondre à celle-ci avant ou après la précédente, c’est au choix) : une fois la mutation, voire la transmutation, réalisée, que reste t’il de la conscience ? Dans mon cas particulier, un camembert pense t’il après que je l’ai colonisé, se souvient il d’une vie passée (pré moi-même) ? Je crois que, là, j’ouvre un champ immense de possibilité de réflexion.

Voyons un peu ce que d’autres racontent : AFP  » Au poste frontière de Nuijamaa près de la ville finlandaise de Lappenranta, des cars de touristes russes affluent, certains pour profiter de l’été nordique, d’autres pour se rendre ailleurs en Europe. Si le pays nordique a demandé son adhésion à l’Otan après l’invasion russe de l’Ukraine, il est le seul pays de l’UE frontalier de la Russie à encore délivrer des visas touristiques aux citoyens russes. « Je voyage ici depuis douze ans », explique à l’AFP Boris Sourovtsev, un habitant de Saint-Pétersbourg de 37 ans, alors qu’il attend de passer la frontière. « C’est un pays magnifique avec de la nature et des lacs »….Après que l’Union européenne a fermé son espace aérien aux vols russes, la Finlande est aussi devenue un rare pays de transit pour les Russes souhaitant ensuite prendre l’avion pour d’autres destinations dans l’UE. Avec la levée de restrictions Covid par les deux pays ces dernières semaines, le passage des Russes est devenu beaucoup plus simple, suscitant une frustration croissante côté finlandais….. » Alors que les biens Russes sont saisis un peu partout en Europe, il est anormal que les Finlandais laissent entrer ces touristes (sans doute riches) qui vont, pour certains, se rendre ensuite dans d’autres pays. La peur du manque à gagner ne devrait pas l’emporter sur la dignité.

Mettons une petite note de gaité : les colons Israéliens, encouragés par leur gouvernement, continuent à faire preuve d’un complet dédain pour les lois internationales et pour les Palestiniens; depuis une dizaine de jours, plusieurs milliers de colons se sont dispersés en Cisjordanie, en dix endroits différents; plus de confiscation, plus de violence, plus de silence international

Conseil : écoutez Pay Me My Money Down par Bruce Springsteen

675 Macron est le roi du pétrole, MBS n’en est que le prince

Je voulais aborder un sujet un peu particulier, mais cela ne se fera pas, par crainte des praticiens me regardant d’un oeil noir (coelioscopique ?) et par crainte des subissants (néologisme) m’accusant de pénétrer dans leur intimité. Pourtant, ce sujet me semblait intéressant, il se trouvait dans le registre des choses qui me passionnent : le rapport entre les êtres humains (et humanoïdes associés). Là, il s’agissait du rapport particulier entre le médecin (et sa clique) et le patient (et ses parents proches ou éloignés). J’aurais voulu expliquer que, sauf s’il s’agit d’une victime neuve, le médecin doit refaire connaissance avec son patient avant de le recevoir, il doit jeter un coup d’oeil (pas noir) sur son dossier, voir ce qu’il manque, voir l’inutile; cette découverte, ou redécouverte, ne doit pas se faire face au patient car elle doit préparer la prise de contact. Comment examiner un patient ? Regarder, écouter, observer vaut tous les examens physiques (sauf pour la médecine « technique », quoique), parce que cela va les orienter. Avant de tout connaitre de la médecine, il faut en connaitre le plus possible de tout patient. J’aurais voulu dire, si j’avais abordé le sujet, qu’on s’adresse à une personne, on ne s’adresse pas à un malade (chambre 32 coté fenêtre, vous savez, le colon). Il faut un contact de l’être avant un contact physique. Les papouilles, le toucher, ce n’est pas inutile, et ça peut être rassurant, surtout chez les enfants (sauf en cas de membre de l’église catholique). Non, je n’aborderai pas ce sujet, car il s’agit d’une relation intime entre deux personnes (et plus si affinités), et que l’intime exclut le physique et la relation l’esprit (cette dernière phrase est elle à qualifier de géniale, de débile, d’inappropriée, d’absconse ? Moi, je dirais volontiers qu’elle est sans intérêt, d’affirmation hasardeuse, de manque de preuve, etc…). Un médecin doit être un spéléologue, qui visite un site en le respectant, en évitant de le dénaturer. Un patient est une grotte de Chauvet qui pense.

Voyons un peu ce que d’autres racontent : Le Monde  » « Investir en RDC, c’est propulser le pays parmi les grands producteurs de pétrole et de gaz », promet la réclame. Jeudi 28 juillet, la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé son nouveau projet de développement : ouvrir en grand les portes du pays aux producteurs d’hydrocarbures, en proposant vingt-sept permis pétroliers et trois permis gaziers à des appels d’offres. Un tournant majeur pour le pays, dont l’activité économique était jusque-là tournée vers l’exploitation des ressources minières. Un cauchemar pour les organisations de défense de l’environnement, qui dénoncent la mise à disposition de permis dans des zones environnementales parmi les plus sensibles de la planète. La RDC souhaite diversifier son économie en s’appuyant, notamment, sur le secteur pétrolier depuis 2015. Entourée de pays producteurs de pétrole importants comme l’Angola ou la République du Congo, la RDC produit à peine 23 000 barils de pétrole par jour, une paille au regard de son potentiel estimé. « Il était temps de nous ressaisir », a asséné le président, Félix Tshisekedi, au cours du lancement des appels d’offres. Stimulées par la hausse des prix du pétrole sur fond de course aux approvisionnements énergétiques dans le contexte de la guerre en Ukraine, les autorités ont d’abord annoncé la mise à disposition de seize blocs en mai, avant de doubler la donne, mi-juillet…. » Les dirigeants de la RDC sont avides de pouvoir et d’argent. Rassurez vous, ils ne risquent pas de partager l’un (le pouvoir) ou l’autre (l’argent) avec le peuple. Ils n’ont besoin que de faire appel aux appétits colonialistes et capitalistes pour se rendre heureux. Quand un contrôle mondial pourra t’il mettre fin à ce genre d’exercice ?

Mettons une petite note de gaité : ils sont marrants les Chinois, car ils font comme tout le monde en balançant un tas de saloperies dans l’espace; et ils ne savent pas contrôler ce qui va redescendre; je ne sais pas si les autres pollueurs de l’espace, qu’ils soient privés ou publics, sont infaillibles dans leur maitrise des retombées

Conseil : écoutez Le Mystère des Voix Bulgares : Pritouritze Planinata